Boutique Biologiquement.comDescription du sureau noir bio

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Sureau noir bio antioxydant naturel puissant Sambucus nigra L ; Caprifoliaceae Sambuc, Arbre de Judas, Aoussier

Occitan : lo seu, lo soec GB : Elder, Judas-tree D : Holunder, Flieder

Connaître : Le Sureau bio est le digne compagnon de la fabuleuse ortie bio. Comme elle, ce petit arbre (2 à 10 mètres de haut) à feuilles caduques affectionne les terres riches en azote du voisinage de l’homme. Il est le premier arbre dont les bourgeons éclosent, avant même le printemps, défiant souvent le gel et la neige.

Ses branches à l’écorce crevassée claire sont creuses, remplies d’une moelle blanchâtre très tendre. Sa ramure offre un site de nidification à de nombreux passereaux, ainsi qu’un formidable espace de jeux et de découverte à des générations « d’indiens en culotte courte ».

Les feuilles sont grandes (20 à 25 cm de longueur), composées de cinq à sept folioles ovales pointus et dentés, au parfum assez désagréable.

Les fleurs, blanc crème, s’épanouissent en mai juin, en ombelles grandes (jusqu’à 20 cm de diamètre) et odorantes (parfum capiteux un peu musqué).

Fleurs de sureau noir biologique
Fleurs de sureau noir biologique

Cueillir :

C’est exclusivement du Sureau noir bio dont il est question ici pour la cueillette. Les feuilles se récoltent à la main avant la floraison. On peut facilement ramasser 3 kg par heure. Le séchage est aisé (le rapport frais/sec est de 4/1).

On cueille les fleurs en juin, de préférence avant que les étamines ne lâchent leur pollen abondant en nuage jaune. Après séchage, elles seront de meilleure qualité, d’un beau blanc crémeux, et vous éviterez certainement un « bon rhume des foins » ! Plutôt que de prélever l’ombelle entière, vous pouvez pincer juste sous les fleurs pour ne garder que les ombellules et laisser les plus gros pédoncules sur l’arbre. Vous obtiendrez ainsi une récolte qui séchera plus facilement, et qui sera aussi plus facile à utiliser en petites pincées. Avec un peu d’habitude vous ramasserez facilement 6 kg par heure (soit 1,5 kg sec). Ne ramassez surtout pas les fleurs humides, elles bruniraient au séchage et perdraient ainsi beaucoup de leurs qualités.

Les fruits se récoltent à maturité, début septembre, de la même manière que les fleurs. On ramasse aisément 30 kg par heure.

Utiliser :

Omniprésent comme sa compagne l’ortie près des habitations, le Sureau bio a trouvé depuis des temps immémoriaux de très nombreux emplois en cuisine, médecine, artisanat, magie, jeux…

Les fleurs sont le remède populaire des états grippaux et infectieux. Et pour cause ! Sudorifiques et fébrifuges, elles stimulent le système immunitaire. Elles sont également émollientes ; c’est pourquoi elles ont souvent été utilisées dans les campagnes en compresses imbibées d’infusion pour faire mûrir les abcès et les panaris.

En cuisine, ces mêmes fleurs ont parfois été appelées « vanille du pauvre » en raison de leur parfum de muscat. On en fait de délicieux beignets, en les trempant tout simplement dans la pâte comme les fleurs d’acacia (Robinia pseudacacia L.) ou de courgettes (Cucurbita melo L.). Elles servent à parfumer desserts, liqueurs, vins, sirops ou limonades. Crues, elles agrémentent salades et plats sucrés.

Les feuilles ont été utilisées comme analgésique, purgatif et laxatif. Cependant, leur odeur un peu nauséabonde a limité leur emploi, sinon en usage externe. Leur suc stoppe les petits saignements, il soulage les brûlures de l’ortie et les douleurs hémorroïdaires.

Elles teignent la laine et le coton en jaune (assez solide), avec 200 grammes de feuilles fraîches pour 100 grammes de fibre. Enfin, leur macération prolongée (2 à 3 semaines) dans de l’eau constitue un répulsif efficace à verser dans les galeries des campagnols (également répulsif pour les narines sensibles !).

Les fruits crus sont laxatifs. Diurétiques, très riches en vitamine C et A, ils sont consommés en Europe depuis la préhistoire (Delluc, Roques). (photo 56) Ils sont délicieux en confiture ou gelée (mélangés à la mûre à 50/50). Leur jus a servi à colorer le vin (en particulier le Porto). En Angleterre, elles étaient mises à fermenter pour fabriquer un vin très populaire (Bois). Leur jus teint la laine et le coton en violet lilas et donne brillance et reflets aux chevelures brunes.

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