[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Description utilisation recette de sureau noir bio antioxydant naturel puissant.

Règne : plantes (Plantae)

Sous-règne : plantes vasculaires (Tracheobionta)

Division : plantes à graines (Spermatophyta)

Classification

Classe : plantes à fleurs (Angiospermae)

Sous-classe : dicotylédones (Dicotyledonae)

Super-ordre : astéridés (Asteridae)

Ordre : dipsacales (Dipsacales)

Famille : caprifoliacées (Caprifoliaceae)

Sous-famille :

Genre : sureaux (Sambucus)

Sous-genre :

Espèce : Sambucus nigra

Variété :

Nom commun : sureau noir

Nom populaire : sureau, grand sureau, arbre de Judas, aubois, hautbois, sambuc, sambuquier, sirop blanc, sogon, suin, sus, susier, arbre aux fées

Le sureau biologique

Le sureau biologique

Identification
Originaire d’Eurasie, le sureau noir bio (Sambucus nigra) est une plante haute de 12 m, au port arboré ou arbustif et à l’écorce gris clair ponctuée de nombreuses lenticelles brunes. Son bois est léger et très riche en moelle. Ses feuilles sont opposées, à très petites stipules, pennées et formées de 5 à 7 folioles ovales-lancéolées aux bords en dents de scie.Les fleurs, réunies en corymbes ombelliformes, ont 5 divisions: un calice tubuleux à 5 dents et une corolle régulière à tube court et à 5 lobes arrondis et blancs qui jaunissent en se desséchant et prennent alors un parfum caractéristique; 5 étamines sont insérées sur le tube, alternant avec les lobes.

Le fruit est une drupe presque noire à maturité contenant le plus souvent plusieurs graines. Toutes les parties de cette plante sont utilisées en médecine populaire depuis plusieurs siècles ; on tire de sa souche un bois dur ressemblant au buis.

Catégorie de plante : Arbrisseau.
Hauteur de la plante: 7m

Espèces semblables : Le sureau noir se distingue du sureau yièble par les caractères suivants :il s’agit d’un petit arbre, donc sa tige est à base de bois ; ses fleurs sont blanc-crème et ses étamines ne sont pas pourpres mais blanches ; ses fruits sont pendants à maturité.
On connaît également des variétés ornementales du sureau noir.

Tige / Écorce
Le sureau noir est un arbuste au tronc flexueux, souvent oblique, à écorce d’abord grise, mince et verruqueuse, devenant gris-beige, écailleuse, fendillée. La tige est très ramifiée.Jeunes rameaux à moelle blanche et lenticelles nombreuses.
Bourgeons bruns, ovoïdes-aigus à 2-4 écailles, ressemblant à des petits poireaux.
L’écorce est striée et cannelée et dégage une odeur désagréable.

Feuilles
Les feuilles opposées, composées, imparipénnées, pennées de 5 à 7 folioles terminales, elliptiques et dentées, sans stipules, plus grandes que les latérales.
Elles sont un peu toxiques.
Quand on frotte les feuilles de sureau noir dans les mains, il se dégage une mauvaise odeur.
Le sureau noir est le dernier à perdre ses feuilles, et le premier à les sortir, parfois avant même d’avoir perdu toutes ses feuilles de l’année précédente.

Fleurs
Les fleurs sont groupées en fausses ombrelles en parasol en larges cimes très fournies.
Petites fleurs blanches très odorantes, en corymbe terminal, plan ou plus ou moins arrondi, de 10-14cm de diamètre, à 5-8 rayons principaux.
Calice à 5 dents courtes ; corolle blanche, à tube très court et à 5 lobes arrondis ; 5 étamines ; généralement cinq pédoncules primaires dressés puis dirigés vers le bas.
Les fleurs du sureau noir sont blanches ; elles jaunissent en vieillissant.
Fleurs très odorantes.
Le sureau noir est pollinisé par les insectes.

Fruits
Les fruits du sureau noir sont des baies globuleuses, arrondies, de 3 à 6 mm de diamètre, sur des pédicelles rougeâtres.Elle contiennent un suc rouge-violacé acidulé et trois graines. Les fruits se groupent en grappes longues, denses et étalées.
Les fruits du sureau noir vire successivement du vert au noir-brillant, noir-violacé ou noir-pourpre.
Fructification
La maturation des fruits a lieu en septembre – octobre.
Le sureau noir biologique peut vivre jusqu’à 100 ans.

Habitats
Bois frais de feuillus, bordure de rivières, haies, buissons, clairières, lisières forestières, décombres.
Le sureau noir préfère les sols frais, riches en humus et azotés.
Le sureau noir a besoin de soleil (héliophile) ou de demi-ombre.
Altitudes: 0 à 1600m
Les feuilles du sureau noir sont parmi les premières à sortir au printemps ; elles sont recherchées par de nombreux insectes, notamment les papillons nocturnes (Sphynx du troène, Eupithécie à trois points, Phalène du Sureau) dont les chenilles se nourrissent, parfois exclusivement.En mai et juin, les fleurs en ombelles du sureau noir attirent quantité de butineurs : abeilles, syrphes, mouches, papillons, cétoines dorées. Ces insectes sont, à leur tour, dévorés par des oiseaux.

Dès la fin août, les baies noires commencent à mûrir. Les fauvettes à tête noire et des jardins, les merles noirs, les grives, les rougegorges familiers et les rougequeues noirs en sont très friands. Les passereaux s’en restaurent avant de migrer.

Les tiges creuses du sureau noir sont utilisées par certains insectes (abeilles sauvages) pour le dépôt de leurs pontes et servent de refuge hivernal pour quelques espèces d’insectes qui ne meurent pas en automne. Les tiges sont parfois colonisées par un puceron noir, inféodé à cette seule plante et délaissant les autres végétaux du jardin, mais attirant des insectes prédateurs comme les coccinelles, syrphes, chrysopes qui eux s’attaqueront à tous les pucerons du jardin.

Utilisations
En Europe, le sureau noir bio est considéré comme une « véritable pharmacie de campagne ». Galien le recommandait contre les catarrhes ou les excès de mucus.Au XVIIe siècle, c’est au sureau noir qu’on avait recours pour calmer la toux et pour purifier l’organisme. On utilisait également l’eau de sureau pour clarifier le teint et atténuer les taches de rousseur.

Le sureau noir est à l’origine de plusieurs légendes populaires. L’une d’elle qui remonte à 1899 veut qu’un marin américain qui s’était enivré avec du porto frelaté au jus de sureau ait été guéri de ses rhumatismes.

Les fleurs sont excitantes et purgatives (5 grammes par litre d’eau) : les fruits sont laxatifs et sudorifiques ; l’écorce est diurétique, et employée sous forme d’extrait ; on utilise les fleurs pour faire des fumigations.

Le sirop des baies de sureau est réputé contre la toux.
Le fruit du sureau noir est comestible cuit ; il est utilisé en liqueur (« gnole » en bourguignon), en sorbet, en confiture, mais doit être évité cru (légèrement toxique). Les fruits sont très riches en substances minérales et en vitamines notamment C.Les fleurs servent à confectionner limonades, vins mousseux et tisanes (recettes plus bas) ; elles étaient consommées frites en beignets.

recettes

Liqueur de sureau bio
1- Cueillir des baies de sureau bio bien mûres et en remplir à moitié un bocal en verre.
Les couvrir d’alcool à 45° et boucher.
Laisser macérer au soleil pendant 6 semaines.
Filtrer et ajouter pour chaque litre 40 cl de sirop de sucre à 30°.
Mettre en bouteilles .

2- Prendre 1 kg 500 de sureaux bio très mûrs, les égrener, les mettre dans une terrine avec 4 litre 1/2 d’eau do vie.
Ajouter 250 gr de framboises, 2 clous de girofle, 1 pincée de cannelle.
Boucher hermétiquement et conserver au frais.
Au bout de 2 mois 1/2, filtrer après avoir écrasé les graines et les framboises.
Remettre le jus dans la terrine avec 900 gr de sucre.
Lorsque le sucre est bien fondu, filtrer
3- Pour un bocal de 1 litre 1/2 à 2 litres : 1 kg 500 de sureaux bio, 125 gr de framboises, 1 petite poignée le feuilles de sureau bio, 1 petit morceau de bois de cannelle, 1 litre d’alcool à 40°, 500 gr de sucre, 1/8 de litre d’eau, 1 clou de girofle.
Laver les fruits, les verser dans un bocal, les égoutter.
Verser les aromates sur les fruits et ajouter l’alcool.
Boucher soigneusement et laisser macérer 45 jours.
Au bout de ce temps, égoutter les fruits sans les presser pour recueillir un jus limpide.
Ajouter le sucre fondu dans l’eau jusqu’au premier bouillon.
Conserver en bouteilles bien bouchées et ne consommer qu’au bout de 2 mois environ.

Liqueur au vin de sureau bio
Égrener et peser les sureaux.Les mettre dans une terrine ou un bocal, avec 1 litre d’alcool à 45° par livre de sureau, 3 ou 4 clous de girofle et un peu de cannelle.

Laisser macérer 8 à 20 jours.
Presser les sureaux avec des framboises et mêler au jus autant de litres de bon vin rouge que d’alcool employé et 250 gr de sucre par litre obtenu.Filtrer, mettre en bouteilles, bien boucher.

Vin de sureau bio
Broyer les baies de sureau dans une terrine et y ajouter le vin.Laisser reposer 24 heures au frais en recouvrant la terrine d’un linge.

Le lendemain, presser les baies sur une toile pour en extraire le jus.

Mesurer ce jus et le mettre dans une bassine en y ajoutant 500 gr de sucre pour 1 litre de jus.

Faire fondre et bouillir 5 minutes.

Laisser refroidir et mettre en bouteilles.

Ne boucher les bouteilles qu’après 8 jours de cave.

Gelée de sureau bio
1,5 kg de baies de sureau,1,5 kg de pommes,

25 cl d’eau, 1 g de sucre,

1 pincée de poivre,

½ cuillerée à café de quatre-épices,

1 citron.
Laver et égrappez les baies de sureau bio. Dans la bassine à confiture, mettez les baies et l’eau et portez à feu vif. Cette opération va faire éclater les baies et leur faire rendre leur jus.Versez et filtrer sur une passoire pour recueillir le jus.

Mesurez-en la quantité et comptez 400 g de sucre pour 50 cl de jus.

Epluchez les pommes, coupez-les en petits dés. Pesez-les et comptez 750 g de sucre pour 1 kg de pomme.

Dans la bassine à confiture, mélangez les dés de pomme, le jus de sureau bio, le sucre et les épices. Faites cuire sur feu vif, en remuant, jusqu’à ce que les pommes soient transparentes. Vérifiez la consistance du sirop, ajoutez le jus de citron et redonnez un bouillon. Mettez en pots aussitôt.

Utilisations économiques
Au jardin, les feuilles du sureau hâtent la décomposition, à ajouter au tas de compost.Le purin de feuilles de sureau noir éloigne souris, mulots et campagnols. Il se fabrique avec un kilo de feuilles fraîches pour 10 litres d’eau ; laisser macérer une semaine ; filtrer le purin pour le pulvériser.

La décoction de feuilles éloigne les pucerons et autres insectes, mais aussi est efficace contre la maladie des taches noires (le marsonia) et le mildiou du rosier.

Ce produit est inoffensif pour les abeilles et coccinelles.

On la prépare en faisant bouillir 1/2 heure 500 g de feuilles de sureau noir ou hièble fraîches dans 3,5 litres d’eau. Compenser l’évaporation par ajout d’eau. Se conserve bien si mis en bouteilles stérilisées.

Dans l’industrie, on utilise le jus des baies comme colorant alimentaire, à la place du jus de betteraves rouges.

Ce colorant est aussi utilisé dans les abattoirs, il sert à estampiller les carcasses.

On fait une teinture avec le fruit (il tache les vêtements !).

Constituants chimiques
Flavonoïdes (antioxydant naturel puissant), acides phénoliques, triperpènes, stérols, huile essentielle, mucilage, tanis.Dans les baies : flavonoïdes, anthocyanosides, vitamines A et C.

Histoire, littérature, traditions, légendes, religions, magie, mythes, symboles
Les Celtes lui attribuaient le pouvoir de chasser les mauvais esprits et de protéger les maisons.
« Bâton du bon voyageur » Vous cueillerez le lendemain de la Toussaint une forte branche de sureau, dont vous ferez un bâton que vous approprierez à votre mode ; vous le crèmerez en ôtant la moelle qui est dedans et, après avoir garni le bout d’en bas d’une virole de fer, vous mettrez au fond du bâton les deux yeux d’un jeune loup, la langue et le cœur d’un chien, trois lézards verts, trois cœurs d’hirondelles, et que tout cela soit séché au soleil entre deux papiers, les ayant auparavant saupoudrés de salpêtre, et vous mettrez par-dessus tout cela, dans le bâton, sept feuilles de verveine cueillies la veille de Jean-Baptiste, avec une pierre de diverses couleurs que vous trouverez dans le nid de la huppe, et vous boucherez le bout du bâton avec une pomme de buis ou telle autre matière que vous voudrez, et soyez assuré que ce bâton vous garantira des périls et incommodités qui ne surviennent que trop ordinairement aux voyageurs, soit de la part des brigands, des bêtes féroces, chiens enragés et bêtes venimeuses ; il vous procurera aussi la bienveillance de ceux chez qui vous logerez.«

« Admirables secrets de magie du Grand et du Petit Albert »

Dans la mythologie grecque, ses baies sont une nourriture des dieux.


[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Le sureau noir bio antioxydant naturel puissant (Sambucus nigra) est un arbuste fruitier caducifolié à croissance rapide qui peut atteindre la taille d’un arbre (jusqu’à 6 voire 10 mètres).

Le tronc est souvent tortueux, très courbé. Ses branches surplombent beaucoup le sol, sont creuses et contiennent une moelle blanche. Elles sont sont tellement tortueuses qu’il n’est pas rare qu’elles cassent. Si le sureau est partiellement à l’ombre, il se développera plus du côté au soleil.
En hiver, le sureau noir est nu.

Feuilles

Les feuilles sont opposées, composées, imparipennées. Leur bord est lisse, légèrement denté en scie.
Elles mesurent entre 10 et 35 cm de long et possèdent 5 folioles de taille semblable qui mesurent jusqu’à 6 cm de long pour 3,5 cm de largeur. Ces folioles sont pointues et dégagent une odeur particulière quant on les froisse. Leur dessus est vert mat, le dessous est plus clair et en général sans aspérités. Les bases des feuilles possèdent des glandes à nectar sur de petits appendices pointus.

Écorce
L’écorce est grise au motif réticulé.

Fleurs
Le sureau est hermaphrodite et monozygote. Il est allogame et se fait polliniser par des insectes. Ses petites fleurs (étamines et pétales) sont de couleur blanc crème et sont rassemblées en ombelles plates de 10 à 15 cm de diamètre (voire 35 cm), qui comportent 5 faisceaux. Elles fleurissent vers mai-juin et sentent très fort.

Fruits
Les petits fruits ronds sont d’abord verts, puis deviennent noir luisant à maturité vers août-septembre. Ils sont alors de la taille d’un pois (5 à 7 mm). Ils contiennent trois pépins et sont très juteux. Les fruits sont composés à 95% de pulpe. Dans la nature, les arbres peuvent porter des fruits acides ou sucrés selon les endroits.

Habitat

Le sureau préfère les bois et les bosquets aux espèces variées. On le trouve plus rarement en sous-bois. Comme il a peu d’exigence, c’est un arbuste pionnier.

Importance écologique

La valeur écologique du sureau noir est très appréciable :
après le sorbier des oiseleurs, c’est le plus important des arbustes européens porteurs de fruits. 62 espèces d’oiseaux et 8 espèces de mammifères consomment ses fruits. Les feuilles sont quant à elles visitées par de nombreux insectes. Les fleurs constituent au printemps une source importante de nourriture pour les abeilles.
Sa forme en couronne, massive et épaisse, permet à de nombreuses espèces d’oiseaux de nicher et de se cacher.
Sa litière aisément dégradable profite aux organismes du sol, lui retourne les nutriments retirés et permet une strate herbacée variée. Les racines profondes stabilisent le sol, l’ameublissent et participent à la régulation de l’eau

Mode de culture

Le sureau est une plante très rustique. On peut réaliser des bouture dans l’eau.

Maladies

Ce sont surtout des viroses qui touche le sureau :
virus des taches en anneaux du framboisier
réticulaire jaune

Historique

Le sureau noir était déjà connu des Grecs au 5e et 4e siècle de notre ère pour ses qualités diurétiques, laxatives et gynécologiques. Dioskurides recommandait de cuire la racine de sureau dans du vin pour les assoifés et contre les morsures de serpent, de cuire les feuilles contre la morve et la bile et de prendre les feuilles fraiches comme cataplasme contre les inflammations. Pline conseillait pratiquement la même chose, mais ajoutait que la rougeole disparaissait, si l’on fouettait les parties du corps touchées avec des rameaux de sureau noir. Ces applications se sont conservées dans la médecine populaire jusqu’à l’époque contemporaine. Les Germains utilisaient le jus de sureau pour colorer leurs visages et les représentations de leurs dieux. Au Moyen-Âge, le sureau noir est fort documenté. Albertus Magnus prétend que l’écorce intérieure serait vomitive si on la grattait du bas vers le haut, et laxative dans le cas inverse. Cette croyance se retrouve encore de nos jours chez les Allemands, les Roumains et les Russes. Ces derniers apprécient fort l’effet sudorifère du sureau. L’huile fabriquée à partir des fleurs de sureau était connue pour soigner les maladies cutanées, assouplir le corps et combattre les crampes. On appliquait cette huile pour soulager de la goutte, des piqûres d’abeille ou de guêpe, de la toux et de la tuberculose.

Toxicité
Attention
le sureau, comme beaucoup de plantes consommées par l’homme, n’est pas toxique à faible dose. Il convient néanmoins de ne pas ingérer frais les feuilles, l’écorce fraiche et les fruits encore verts. Les fruits noirs consommés crus en trop grande quantité sont purgatifs et vomitifs. Cette toxicité est valable pour les perroquets et les mammifères, dont l’homme.
Après la cuisson, les substances toxiques présentes (samunigrine et glycosides) sont détruites. Le jus de sureau doit d’abord être cuit. La fermentation permet d’arriver au même résultat.
Les fleurs sont utilisées pour en faire du vin, du sirop, des tourtes ou des beignets. On peut également les incorporer aux pâtes à crêpes, pains etc.
Les fruits servent à confectionner des jus, des sirops, des confitures, des gelées ainsi qu’une eau de vie.

Bois

Le bois de sureau est très apprécié aussi bien pour les meubles, que pour la construction ou pour les clôtures. Il sert en outre à fabriquer des sifflets, des flûtes et toutes sortes d’objets creux.
La partie utile peut atteindre 5m maximum pour 30 cm de diamètre.
couleur : du jaunâtre au gris foncé. L’éclisse est blanche à jaune clair.
caractéristiques : les anneaux sont visibles et montrent une structure grossièrement ondulée. Les fissures capillaires sont visible en section longitudinale.
propriétés : le bois est relativement serré, moyennement lourd, dur mais se laissant tout de même facilement fendre.
résistance : le bois est peu résistant aux insectes et très peu résistant aux champignons.
Ce bois sèche difficilement et forme souvent des fissures. Il a de plus tendance à pourrir s’il n’est pas bien entreposé, ce qui indique de l’instabilité ainsi qu’une tendance à se décomposer.

Utilisation

Le faible diamètre et les propriétés physiques du bois de sureau ne le destine pas à la construction traditionnelle. Les formes du tronc et des branches porteuses sont de plus irrégulières. Il n’est pas étonnant que le bois de ce grand arbuste soit plutôt emplyoé dans l’artisanat et pour les flutes et les pipes. La plupart du temps il est néanmoins destiné à être brulé, à moins qu’il ne soit laissé à l’abandon dans la forêt. Le moelle était utilisée auparavant comme remplacement du liège dans certaines régions.

Commerce

Ce sont surtout les propriétés médicinales du sureau noir qui conduisirent à sa culture. Grâce aux banissements progressifs des produits chimiques dans l’industrie agro-alimentaire, le sureau retrouve sa place. Le colorant naturel des fruits, le sambucyanine, prend ainsi de plus en plus d’importance.
Le jus de sureau a connu un tel succès que de grandes plantations de sureau ont eu lieu, surtout en Allemagne, en Autriche, en Suisse et au Danemark.
Vu l’évolution structurelle de l’agriculture et les nouvelles tecnhiques de culture et de récolte, le sureau noir pourrait devenir une niche commerciale intéressante. Les consommateurs reprennent goût aux baies sauvages, car elles leur permettent de tisser des liens avec la nature.
En Europe de l’Est et en Asie occidentale, des cueillettes sauvages permettent de collecter les matériaux à usage médical. Le sureau noir est cultivé en Hongrie à cet effet.
La rusticité du sureau noir permet une bonne régularité des récoltes.

Cuisine

Les fruits sont utilisées comme colorant naturel, notamment pour les boissons et aliments.

Boissons

rafraichissant : tisane de fleurs ou boissons
Le sirop de sureau fait à base de fleurs macérées et de sucre est une boisson populaire notamment dans les pays scandinaves et dans le monde germanophone. Du citron peut y être ajouté. Des sirops de ce type sont même commercialisés en Grande-Bretagne. Attention toutefois d’enlever les pédoncules des fleurs avant de les utiliser, car ils sont toxiques[1] Le rob (concentré du jus des baies de sureau) est reconnu pour ses propriétés diaphorétiques, idéal donc pour soigner grippe, bronchite et autres toux rebelles.
En Allemagne, le (deu) Holunderbowle est très apprécié au même titre que le jus de sureau. Dans le nord de l’Allemagne, on en fait aussi une soupe.
En France, on en fait aussi un excellent vin.[1].
En Italie, le sureau noir n’a rien à voir avec la liqueur à base d’anis (ita)Sambuca.<br< En Suisse, le sureau noir est distillé pour en faire du schnaps.

Condiment

Les boutons conservés dans le vinaigre peuvent accommoder des salades.

Desserts et confitures

Ses fruits noirs sont comestibles en gelée et en confiture.
Les fleurs se cuisent en beignets cuits au beurre.

Les baies parfument les gâteaux aux pommes et sont consommés en gelée et en confiture.

Élevage

Au poulailler, le sureau noir éloigne les poux et autre vermine. Il permet aussi d’éloigner les campagnols et les mulots si l’on introduit des feuilles de sureau dans les entrées de terriers.

Sureau noir bio la plante aux milles usages

Sureau noir bio la plante aux milles usages

Jardinage écologique

Au jardin, les feuilles de sureau accélèrent la décomposition du compost. le purin de feuilles de sureau noir est également utile en jardinage biologique pour combattre mildiou et pucerons. Ce purin aurait également le pouvoir de repousser les rongeurs (souris, mulots et campagnols). Pour ce faire, il suffit de laisser macérer 1 kg de feuilles pendant quelques jours, dans 10 l d’eau, et de le pulvériser dans son jardin. La décoction sert en outre comme répulsif à insectes.
Les feuilles fraiches de sureau sont introduites dans les terriers par les jardiniers pour éloigner les rongeurs.

Jeu

Les branches sont utilisées pour fabriquer arc et flèches. En enlevant la moelle, on peut en faire des pipeaux ou des sarbacanes. Les fruits verts sont alors utilisés, mais attention, ça tâche quand même !

Protection de la nature

Le sureau noir permet aux oiseaux de se cacher et de nicher. Ses baies sont de plus très appréciées. Plutôt que d’acheter des graines pour l’hiver, plantez plutôt un sureau noir et n’en récoltez pas les fruits.

Santé

Les feuilles fraîches sont très riches en acide cyanhydrique, elles peuvent être utilisées en cataplasme.
Les fleurs contiennent des anthocyanes, des flavonoïdes, du mucilage, des tanins et une petite quantité d’huile essentielle très aromatique. Les fruits contiennent les mêmes flavonoïdes, des vitamines A, B et C

Répulsif

Pour éloigner les mouches, il suffit de suspendre des rameaux frais de sureau.
Voir aussi Élevage et Jardinage.

Teinture

Étoffes et cuir

Sur des étoffes ou du cuir, le jus des baies noires donne selon la force de l’acide ajouté des tons rouges, noirs ou bleus.
L’écorce teint en noir profond, les feuilles couleur mousse.

Cheveux

Dans l’Empire romain, les dames de l’aristocratie se teignaient les cheveux avec du jus de sureau. Il permet dans le même temps de renforcer et de soigner les cheveux. Cette coloration est plus ou moins tenace selon le nombre de lavages et le temps de pose de la couleur.

Urbanisme et paysagisme

Mené en arbre, le sureau trouve toute sa place dans les avenues.
À la campagne, il est particulièrement adapté aux villages et aux jardins paysans, ainsi qu’aux clairières, aux lisières de bois ou en rase campagne.
Il est particulièrement intéressant pour structurer le paysage, car il est très résistant, aussi bien à l’ombre qu’aux sols acides ou basiques et se régénère très vite.
Ses grosses ombelles de fleurs marquent le paysage au printemps et au début de l’été.


[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Description: de sureau noir bio antioxydant naturel puissant.

Le sureau noir bio est un arbuste très commun qui mesure de 5 à 10 mètres de haut et peut vivre 100 ans. Les feuilles opposées, composées, imparipennées se composent de 5 à 7 folioles ovales. Les inflorescences sont en larges corymbes. Les fruits mûrs sont des baies globuleuses, arrondies de 3 à 6 mm de diamètre et gorgées de jus violet foncé. Les grappes de fruits sont tournées vers le bas (afin de le différencier du sureau hièble, toxique).

On le rencontre le long des chemins et en lisière des bois. Il a besoin de soleil ou de demi-ombre.

Ses fleurs blanchâtres fleurissent de juin à juillet. Elles sont regroupées en ombelles, très odorantes. Les fruits apparaissent à la fin de l’été sous la forme de baies noires.

Le sureau noir biologique aux vertus multiples

Le sureau noir biologique aux vertus multiples

Utilité pour la faune

Les feuilles, parmi les premières à sortir au printemps, sont recherchées par de nombreux insectes, notamment les papillons nocturnes (Sphynx du troène, Eupithécie à trois points, Phalène du Sureau) dont les chenilles s’en nourrissent parfois exclusivement.

Les fleurs attirent quantité d’insectes butineurs, des abeilles, des papillons et des syrphes.

Plus tard dans la saison, les baies noires sont une source de nourriture précieuse à la fin de l’été pour des oiseaux comme la fauvette à tête noire ou la grive musicienne qui s’en gavent avant de partir en migration, lees merles ou les rouges gorges. Les tiges creuses sont utilisées par certains insectes, notamment les abeilles solitaires, qui y pondent leurs œufs. Les tiges servent également de refuge hivernal pour quelques espèces d’insectes qui ne meurent pas en automne.

Le bout des pousses est colonisé par des pucerons ce qui attire les insectes prédateurs comme les coccinelles, les syrphes, les chrysopes, ce qui éliminera lesdites colonies.

Usages alimentaires

Les fleurs sont à la base de multiples usages alimentaires.

Les fruits peuvent être également consommés, cuits, sous forme de sirops, de liqueurs (notre recette combine jus de sureau noir bio et rhum), de confitures ou de gelées.

Attention, les fruits crus sont légèrement toxiques (nausées et diarrhée).

Usages thérapeutiques

Des travaux montrent que le sureau bio est une source importante d’anthocyanines, de puissants pigments pourpres qui semblent avoir des effets bénéfiques sur la santé. Aujourd’hui, la recherche a montré l’efficacité de l’extrait de sureau noir bio dans le traitement de la grippe et s’intéresse à son action sur les systèmes immunitaire et cardiovasculaire ou, encore, à ses effets sur les conséquences du stress.

Nous avons testé, avec succès, son action anti-grippale.

Infusion de fleurs de sureau biologique : infuser 2 c.à.c. de fleurs séchées dans 20 cl d’eau bouillante pendant 10 à 15 minutes. Filtrer. En boire 3 tasses par jour. On peut en améliorer le goût par l’ajout de miel.

Usages en jardinage

Les feuilles de sureau noir peuvent servir à confectionner un purin biologique qui permet de combattre le mildiou, les aleurodes, les altises, les noctuelles, les thrips et les pucerons. Ce purin aurait également le pouvoir de repousser les rongeurs (souris, mulots et campagnols).

La recette est simple : il faut laisser macérer 1 kg de feuilles pendant une semaine dans 10 litres d’eau. Filtrer le purin pour le pulvériser.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Le sureau noir bio antioxydant naturel puissant, le prince des décombres est comme l’ortie bio, on le trouve à proximité des habitations des hommes mais c’est un bien noble arbuste…

Le nom latin du sureau noir est Sambucus nigra, sambucus vient du grec sambuca qui était une petite flûte que les bergers taillaient dans la branche creuse du sureau noir.

En effet, les branches de sureau contiennent une moëlle tendre et blanche qu’on peut facilement extraire pour transformer la branche en tube.

Le sureau noir est un arbuste vraiment très résistant, on l’arrache parfois dans les cours de ferme où il peut avoir mauvaise réputation (Judas se serait pendu à cet arbre…
N’y touchez pas c’est du poison me disait on quand j’étais enfant !).

Fleur de sureau noir antioxydant naturel puissant

Fleur de sureau noir antioxydant naturel puissant

Même en ne laissant qu’un petit morceau de racine entre 2 pierres, il repousse l’année d’après !

On trouve des spécimens de cet arbuste d’un âge valeureux pouvant atteindre plusieurs centaines d’années.

On appelle aussi le sureau noir : seü, saoü, seur, seuillet, sogon, suin, haulbois, sambuc.
Le sureau noir permet de nombreuses utilisations : les graines servent à faire de la confiture, ou à colorer les aliments ou les boissons.

La partie la plus intéressante est sans doute la fleur de sureau qui s’épanouit en ombelle au printemps, de mai à juin suivant les régions et les climats. On en fait du sirop, du vin de fleur de sureau, on en parfume le lait ou le vinaigre, on la fait sècher pour la consommer en tisane.
Le sureau noir a de nombreuses vertus thérapeutiques, sudatif, laxatif, anti grippe… Est-il toxique ?

luxe campagne

On fait néanmoins du vin avec les baies qui mûrissent au début de l’automne, et de l’encre pour le dessin ou pour des usages alimentaires (pour marquer la viande dans les abattoirs…).

Les baies de sureau noir sont riches en protéines, et les passereaux s’en nourrissent pendant leur migration vers les pays chauds.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Aimé pour ses fruits et ses nombreuses vertus thérapeutiques, dédaigné pour l’odeur nauséabonde qu’exhalent ses feuilles lorsqu’on les écrase, le sureau noir bio antioxydant naturel puissant a une place à part dans le cœur des hommes. Ce petit arbre a également un rôle important pour la faune à qui il offre de nombreux avantages…

Fiche d’identité

• Famille : Caprifoliacées
• Origine : Europe.
• Habitat : forêts de feuillus, mais aussi décombres où les oiseaux déposent les graines de sureau.
• Taille : petit arbre de 2 à 7 m.
• Feuilles : opposées, avec 5 folioles ovales, dentées, pétiolées de 5 à 10 cm de long.
• Fleurs : petites et blanches, regroupées en ombrelles.
• Fruits : baies noires, appréciées des oiseaux… et des hommes

Ce petit arbre, qui atteint généralement les 2 mètres, mais peut aller jusqu’à 10 mètres et vivre plus de 100 ans, est de la famille des Caprifoliacées (au même titre que le chèvrefeuille par exemple). C’est une espèce dite héliophile, entendez qui a besoin de soleil ou de demi-ombre pour vivre, vous n’en trouverez donc pas au cœur de la forêt mais plus facilement en lisière de bois, et communément dans les haies et sur les berges des cours d’eau.
Pour le reconnaître, rien de plus simple, vous y parviendrez même, et surtout, les yeux fermés… en effet, si vous frottez les feuilles dans vos mains, elles dégagent un parfum âcre et désagréable. Autre particularité de cet arbre, ces branches sont creuses, ce qui en fait un refuge de prédilection pour de nombreux insectes. C’est à cette particularité également qu’il doit son nom venu du grec sambûke, la flûte : son bois tendre et déjà creux étant idéal pour confectionner le dit instrument.

Le sureau fruit antioxydant naturel puissant

Le sureau fruit antioxydant naturel puissant

Généreux et prolixe, entre juin et juillet, le sureau noir donne naissance à de petites fleurs blanches très parfumées et à des fruits ayant l’apparence de baies noires et arrivant à maturité fin août.

Le sureau en charmante compagnie

Avec autant d’arguments en poche, pas étonnant que le sureau noir soit parmi les arbres les plus “visités”. Son feuillage dense et les nombreuses fourches qu’offrent ses branches en font un lieu de choix pour les oiseaux nicheurs. Les abeilles sauvages et autres guêpes profitent aisément de ses rameaux creux… Bref, un véritable hôte de nos campagnes !
Les fleurs attirent, en outre, quantité de butineurs : abeilles, mouches, papillons… et les baies font le régal des fauvettes des jardins, des merles noirs, des grives, des rouges-gorges, des passereaux…

Le Sureau et l’homme

L’homme raffole également de cet arbre, et ce depuis des siècles. Les premières traces que l’on ait retrouvées de cette affection de l’homme pour le sureau remontent à l’âge de pierre ! Si, bien évidemment, la valeur gustative de ses baies est pour beaucoup dans cette histoire, ses vertus médicinales ne sont pas en reste. Preuve en est avec les multiples surnoms dont on l’affuble et qui se passent de commentaires : le protecteur du foyer, l’arbre aux fées, le pharmacien de la maison, etc.
Dès l’Antiquité, ses vertus thérapeutiques furent louées par Hyppocrate, le célèbre médecin grec. Il faut reconnaître que cet arbuste a un large spectre d’utilisation et que ces propriétés thérapeutiques se trouvent aussi bien dans son écorce que dans ses feuilles, ses fleurs et ses baies.

L’écorce :
Attention, il ne s’agit pas ici de l’écorce grise très structurée, visible à première vue, mais de la seconde écorce verte. Cette dernière est très riche en nitrate de potasse, en tanin et en acide valérianique. Autant de substances qui donnent à cette écorce des propriétés diurétiques et laxatives. Utilisée en décoction, cette partie de l’arbre est conseillée, entre autres, contre la rétention d’urine, les rhumatismes, la goutte et les coliques néphrétiques.

Les feuilles :
Les feuilles fraîches sont très riches en acide cyanhydrique, ce qui, à forte dose, peut les rendre toxiques. Utilisées raisonnablement, elles offrent néanmoins une palette impressionnante de “services”. En cataplasme, elles apaisent les contusions et soulagent les maux de dents. Elles sont utilisées également en cas de brûlures. Seul inconvénient à leur décharge, les feuilles cuites dégagent une mauvaise odeur et sont amères. Un peu de miel dans la préparation permet néanmoins de passer outre. A noter enfin, qu’à peine récoltées sur l’arbre, les feuilles sont efficaces pour stopper les petites hémorragies nasales.
Les jardiniers retiendront que le purin de feuilles de sureau noir est également utile en jardinage biologique pour combattre mildiou et pucerons. Ce purin aurait également le pouvoir de repousser les rongeurs (souris, mulots et campagnols). Pour se faire, il suffit de laisser macérer 1 kg de feuilles pendant quelques jours, dans 10 l d’eau, et de le pulvériser dans son jardin.

Les fleurs :
Il y a deux manières de profiter des vertus de ces petites fleurs blanches et parfumées, soit en application externe, soit en les ingérant. Dans le premier cas, en décoction elles ont des propriétés émollientes, calmantes et adoucissantes pour la peau. En soin interne, les fleurs de sureau sont un parfait diaphorétique (elles favorisent la transpiration) et sont recommandées pour lutter efficacement contre les grippes, rhumes ou simple refroidissements.

Les baies :
Outre le fait que ces fruits soient appréciés en confiture, ils renferment nombre de substances actives : glucoside, tyrosine, nitrate de potassium, carotène, différents acides…
Le rob, entendez le concentré du jus des baies de sureau, est reconnu pour ses propriétés sudorifiques, idéal donc pour soigner grippe, bronchite et autres toux rebelles.

Si ces qualités en font un arbre apprécié, sa faculté de se disséminer, avec le concours des oiseaux qui répandent ses graines, fait qu’il est honni par les agriculteurs dans les régions d’agriculture intensive…

Le sureau en cuisine

Confitures, vins, beignets, gâteaux… le sureau a évidemment sa place en cuisine.
Si les baies fraîches sont comestibles, leur propriété vomitive fait qu’elles sont à consommer avec modération. Le mieux est donc de transformer les fruits dès leur récolte, en les faisant chauffer, car ils ne se conservent que 48 heures environ. On les retrouve ensuite dans la composition de nombre de boissons, vins, limonades, sirops, etc..
A noter également, que le jus de sureau noir est un excellent colorant alimentaire et il sert également à fabriquer les encres alimentaires entrant dans la composition des estampilles utilisées pour identifier les quartiers de viandes en boucherie.

Les fleurs sont, elles, très prisées pour les desserts et ont reçu le titre de “vanille du pauvre” ! Elles se récoltent entre mai et juin et peuvent s’utiliser fraîches le jour même, ou se conserver plusieurs mois une fois séchées.

Sureau et légendes

Connu depuis des siècles pour ses vertus médicinales, le sureau a tôt fait de hanter l’imaginaire des hommes. Pour terminer ce dossier, je vous propose un tour d’horizon sur les légendes et histoires autour du sureau noir.

Dans les traditions celtiques :
Le sureau est l’arbre des morts. En effet, les druides confectionnaient avec son bois les flûtes leur servant à converser avec les âmes des disparus.
Dans la Chrétienté
C’est à la branche d’un sureau noir que s’est pendu Judas, depuis ces baies sont petites et flétries par la honte.
Dans la mythologie nordique :
Le sureau est consacré au dieu du tonnerre Thunar
Avec les fées :
Une légende veut que chaque fleur de sureau soit en fait une fée venue se réfugier entre les pétales.
Tradition campagnarde :
Il porte bonheur
Croyances populaires :
Dormir sous le feuillage d’un sureau donne des rêves érotiques et charnels.
En Allemagne :
Nos voisins d’outre Rhin lui attribuent le pouvoir de mettre fin à la stérilité d’un homme ou d’une femme.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Le sureau noir bio antioxydant naturel puissant.

Noms communs : sureau, sureau noir, sambu.
Noms botaniques : Sambucus nigra, Sambucus canadensis, famille des caprifoliacées.
Noms anglais : elder, black elder, elderberry, american elder.

Parties utilisées : les fleurs et les baies.
Habitat et origine : arbuste ou arbrisseau qui pousse dans les bosquets et les terrains incultes, en Europe, en Amérique du Nord et dans la plupart des régions tempérées. Bien qu’il en existe plusieurs espèces, seuls le sureau noir et le sureau blanc ont fait partie d’une véritable tradition médicinale.

Botanique histoire du sureau noir

Botanique histoire du sureau noir

Indications

Fleurs séchées — Traiter le rhume et les inflammations des voies respiratoires.

Fleurs et baies —Traiter la bronchite, la sinusite, le mal de gorge et le rhume, combattre les infections virales, dont la grippe et l’herpès, traiter les infections des voies urinaires et soulager les douleurs rhumatismales.

Posologie

Rhume et inflammation des voies respiratoires

Fleurs

Infusion. Infuser de 3 g à 5 g de fleurs séchées dans 150 ml d’eau bouillante durant 10 à 15 minutes. Boire trois tasses par jour.
Extrait fluide (1 :1, g/ml). Prendre de 1,5 ml à 3 ml par jour.
Teinture (1 :5, g/ml). Prendre de 2,5 ml à 7,5 ml par jour.
Baies

Extrait ou sirop. Suivre les indications du fabricant, car la concentration des extraits ou sirops peut varier d’un produit à l’autre.

Historique

Le nom latin Sambucus fait allusion aux flutiaux (sambuca) que les pâtres grecs taillaient dans le bois tendre du sureau. Galien (médecin grec du IIe siècle de notre ère) recommandait le sureau contre les catarrhes et les excès de mucus. Il tenait son savoir de ses confrères qui avaient jeté les bases de la médecine moderne au cours de l’ère précédente. En effet, quelques siècles auparavant, Pline l’Ancien attribuait au sureau les mêmes propriétés. Le savoir grec a également voyagé vers l’Asie et le sureau fut intégré à la pharmacopée de la médecine ayurvédique (Inde).

En Amérique du Nord, les Amérindiens attribuaient les mêmes propriétés au sureau blanc (Sambucus canadensis) dont la composition est, comme on l’a découvert plus tard, semblable à celle de son cousin européen. Au Québec, le sureau blanc a longtemps tenu une place de choix dans la médecine domestique des Canadiens français.

En Italie, en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, on lui reconnaît des vertus diurétiques, diaphorétiques (qui provoque la sudation) et anti-inflammatoires. Au Moyen Âge, on a utilisé l’eau de sureau (eau dans laquelle on a fait macérer des fleurs) pour éclaircir le teint et atténuer les taches de rousseur. Fleurs et fruits ont longtemps servi à la fabrication de boissons rafraîchissantes. Au printemps, on en buvait de grandes quantités afin de purifier l’organisme des toxines accumulées durant l’hiver. On dit même que certains vins auraient été adultérés avec du sureau. Une légende qui date de la fin du XIXe siècle veut qu’un marin américain qui s’était enivré avec du porto additionné de jus de sureau ait été guéri de ses rhumatismes.

De nos jours encore, on trouve souvent des sureaux dans les vieux jardins de monastères et, avec un peu de chance, un vieux moine ou une moniale se souviendra qu’on tirait des fleurs et des fruits un sirop contre la toux.

Recherches

Grippe. En 1993, un essai à double insu avec placebo a été mené auprès de 27 sujets dans un kibboutz israélien au cours d’une épidémie de grippe. Les résultats indiquent qu’un extrait de baies de sureau (sirop Sambucol®) a été nettement supérieur au placebo pour soulager rapidement les symptômes de la grippe1. Au bout de deux jours, 93,3 % des sujets traités au sureau voyaient déjà un soulagement important de leurs symptômes, tandis qu’il a fallu attendre six jours pour que 91,7 % des personnes du groupe placebo montrent une amélioration similaire1. Au cours de la saison grippale 1999-2000, des chercheurs israéliens ont mené, en Norvège, un essai à double insu contre placebo auprès de 60 sujets atteints d’influenza de types A et B2. Les auteurs rapportent que le sirop de sureau a eu pour effet d’enrayer les symptômes de la grippe quatre jours plus tôt et de réduire nettement le recours aux médications de secours en comparaison avec les sujets qui prenaient le placebo. Des données in vitro indiquent que cette préparation (Sambucol®) inhibe le développement de nombreuses souches de types A et B du virus de l’influenza1 et a un effet immunostimulant3,4.

Rhume et inflammations des voies respiratoires. En 1986, la Commission E approuvait l’usage médicinal des fleurs de sureau pour le traitement du rhume. En 1999, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) reconnaissait l’usage traditionnel des fleurs de sureau comme diaphorétique (qui provoque la sudation) et expectorant. Ces deux organismes rapportaient que des essais in vitro et sur des animaux permettaient d’établir que les fleurs avaient une action anti-inflammatoire, diurétique et sudorifique.

Sinusite. Une préparation fabriquée en Allemagne et comprenant des fleurs de sureau, de la gentiane, de la verveine, de la primevère et de l’oseille (Sinupret®) aurait donné de bons résultats dans des essais menés sur des sujets souffrant de sinusite chronique et aiguë5, mais les résultats de ces études, menées principalement en Allemagne, ne sont pas répertoriés dans la banque de données Medline.

Précautions

Contre-indications
Grossesse, allaitement et jeunes enfants. L’OMS déconseille l’usage des fleurs de sureau chez les femmes enceintes, chez celles qui allaitent et chez les jeunes enfants en raison de l’insuffisance de preuves quant à leur innocuité. D’autres sources estiment qu’il n’existe pas de restriction à cet égard6,7. L’injection d’une substance isolée (lectine) extraite du sureau à des souris enceintes a eu un effet toxique sur leur foetus. Les auteurs de cette étude ont fait remarquer qu’étant donné les hautes doses administrées, il était peu probable qu’une telle chose se produise chez des humains8. En outre, une étude de pharmacovigilance a porté sur 762 femmes enceintes qui avaient pris, au moins une fois durant leur grossesse, une préparation renfermant, entre autres plantes, des fleurs de sureau (Sinupret®). Elles ont donné naissance à 786 enfants et aucun effet tératogène ou embryotoxique n’a été observé9. La documentation médicale ne signale pas non plus d’effets tératogènes ou embryotoxiques attribuables aux fruits mûrs, et le sirop de sureau était traditionnellement donné aux enfants.
Personnes allergiques aux plantes de la famille des caprifoliacées.
Effets indésirables
Rarement, légers troubles gastro-intestinaux passagers.

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments
Théoriquement, les effets du sureau pourraient s’ajouter à ceux des plantes ou des suppléments qui ont une action diurétique, décongestionnante ou anti-inflammatoire.
Avec des médicaments
Théoriquement, les effets du sureau pourraient s’ajouter à ceux des médicaments de synthèse qui ont une action diurétique, décongestionnante ou anti-inflammatoire.
Théoriquement, le sureau pourrait contrer les effets des immunodépresseurs.

Sur les tablettes

Le sureau est souvent utilisé en association avec d’autres plantes dans des produits destinés à soulager le rhume, la grippe et la fièvre qui les accompagne.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Le Grand Sureau ou Sureau noir bio antioxydant naturel puissant (Sambucus nigra) est un arbuste caducifolié à croissance rapide. Il est présent en Europe, en Asie de l’Ouest et en Afrique du Nord, mis à part les régions montagneuses.

L’espèce est aussi appelé « arbre de Judas » car c’est à la branche d’un sureau noir que se serait pendu Judas Iscariote (d’autres sources parlent d’« arbre de Judée » qui est une espèce différente). Il tire son nom du grec sambûke (flûte).

Description

Cet arbuste, à branches souvent courbées, peut mesurer de 1 à 10 mètres1. Son écorce est vert-grise fissurée.
Ses feuilles caduques, opposées et imparipennées sont composées de 5 à 7 folioles, régulièrement dentelées, un peu plus velues sur les nervures. Les feuilles, parmi les premières à sortir au printemps, sont recherchées par de nombreux insectes, notamment les papillons nocturnes (Sphinx du troène,Eupithécie à trois points, Phalène du Sureau) dont les chenilles se nourrissent parfois exclusivement. Sa floraison printanière est à l’origine de dictons du 6 mars : « À la Sainte-Colette, on voit à vue d’œil au sureau pousser la feuille » ou « À la Sainte Colette, le sureau s’effeuillette ».
Les fleurs hermaphrodites apparaissant en début d’été, sont parfumées, tandis que les feuilles ont une odeur déplaisante lorsqu’on les froisse. Les fleurs, hermaphrodites, comportent 5 étamines et 5 pétales de couleur blanc crème. Elles sont disposées en corymbes plans, de 100 à 240 mm de diamètre et apparaissent après les feuilles.
Les fruits sont de petites baies noires violacées de 6-8 mm disposés en grappes, composées de trois graines et à chair molle.
Le sureau noir se multiplie facilement par semis (si les graines subissent une stratification) et par bouturage (à l’automne en utilisant une tige de 20 cm de l’année ayant commencé à se transformer en bois et comprenant une partie de la branche de l’année précédente).

Risque de confusion

Sureau hièble et sureau noir sont deux plantes des campagnes européennes qui se ressemblent fortement. Le sureau hièble se différencie du sureau noir par le fait que :
Le sureau yièble est une vivace herbacée qui disparaît en hiver, le sureau noir est un arbuste ligneux.
la floraison de l’hièble est plus tardive, de juillet à août, alors que le sureau noir fleurit en mai juin.
le sureau hièble tourne ses fruits vers le haut alors que le sureau noir les tourne vers le sol.
le sureau hièble ne dépasse pas 1,80 m de hauteur.

Sambucus nigra sureau noir bio

Sambucus nigra sureau noir bio

Distribution

Arbuste répandu des bois clairs, haies, terrains vagues, dunes littorales, abord des habitations. Souvent planté.

Historique

Le nom latin Sambucus fait allusion aux flûtes (sambuca) que les pâtres grecs taillaient dans le bois tendre du sureau dont les rameaux sont creux. Un médecin grec du iie siècle de notre ère, Galien, recommandait le sureau contre les catarrhes et les excès de mucus. Quelques siècles plus tôt, Pline l’Ancien lui attribuait déjà ces propriétés.
Le sureau noir a été une plante médicinale populaire dès l’Antiquité. Il est intégré à la pharmacopée de la médecine ayurvédique (Inde) et faisait aussi partie de l’arsenal thérapeutique des Amérindiens d’Amérique du Nord qui attribuaient les mêmes propriétés au sureau blanc (Sambucus canadensis) dont la composition est semblable à celle de son cousin européen.
Dans la tradition celtique, le sureau (« ruis ») est l’arbre associé à la mort. Les druides confectionnaient avec son bois les flûtes leur servant à converser avec les âmes des disparus ou protéger des sortilèges.

Usages médicinaux

Les feuilles fraîches sont très riches en acide cyanhydrique, elles peuvent être utilisées en cataplasme.
Les fleurs contiennent des anthocyanes, des flavonoïdes (antioxydants puissants), du mucilage, des tanins et une petite quantité d’huile essentielle très aromatique. Les fruits contiennent les mêmes flavonoïdes, des vitamines A, B et C.
En 1986, la Commission E, un organisme gouvernemental allemand, approuvait l’usage médicinal des fleurs de sureau pour le traitement du rhume. En 1999, l’organisation mondiale de la santé a reconnu les usages traditionnels des fleurs de sureau comme diaphorétique (qui provoque la sudation) et expectorant.
Publiés en 1995, les résultats d’un essai clinique à double insu avec placebo mené dans un kibboutz israélien au cours d’une épidémie de grippe ont démontré qu’un extrait de baies de sureau (Sambucol®) était nettement supérieur au placebo pour le soulagement des symptômes de la grippe. Au bout de deux jours, 93,3 % des sujets traités au sureau voyaient déjà un soulagement significatif de leurs symptômes, tandis qu’il a fallu attendre six jours pour que 91,7 % des personnes du groupe placebo montrent une amélioration similaire.
Grossesse. Les résultats d’une étude de pharmacovigilance datant de 2002 et ayant porté sur 762 femmes enceintes qui avaient pris durant leur grossesse une préparation renfermant, entre autres plantes, des fleurs de sureau (Sinupret®) n’ont pas révélé d’effet tératogène ou embryotoxique.

Autres usages

Les fleurs se cuisent en beignets.
Les boutons conservés dans le vinaigre peuvent accommoder des salades.
Les baies parfument les gâteaux aux pommes et sont consommés en jus, en gelée et en confiture.
On en fait aussi un excellent vin.
Le sirop de fleurs de sureau, fait à base de fleurs macérées et de sucre, est une boisson populaire notamment dans les pays scandinaves. Des sirops de ce type sont même commercialisés en Grande-Bretagne et en Allemagne. Attention toutefois d’enlever les pédoncules des fleurs avant de les utiliser, car ils sont toxiques Le rob (concentré du jus des baies de sureau) est reconnu pour ses propriétés diaphorétiques, idéal donc pour soigner grippe, bronchite et autres toux rebelles.
Les fruits sont utilisées comme colorant naturel, notamment pour les boissons et aliments.
Au jardin, les feuilles de sureau accélèrent la décomposition du compost. le purin de feuilles de sureau noir est également utile en jardinage biologique pour combattre mildiou et pucerons. Ce purin aurait également le pouvoir de repousser les rongeurs (souris, mulots et campagnols). Pour ce faire, il suffit de laisser macérer 1 kg de feuilles pendant quelques jours, dans 10 L d’eau, et de le pulvériser dans son jardin.

Toxicité

Ses baies cuites sont comestibles, mais toutes les autres parties de la plantes contiennent de l’oxalate de calcium et sont donc toxiques. Le fruit non mature contient également un alcaloïde toxique. Les baies crues consommées en forte quantité peuvent provoquer nausée et vomissements chez l’homme. On doit interdire aux enfants de manger les baies. La cuisson détruit la toxine.
Le sureau noir contient de la sambunigrine et de la vicianine, deux glycosides cyanogénétiques. L’acide cyanhydrique est libéré par des enzymes végétales dans l’organisme des animaux, après l’ingestion.

Parasites

Le champignon appelé « Oreille de Judas » est souvent trouvé sur le sureau noir.
Le puceron noir du sureau, Aphis sambuci, spécifique du sureau, n’ira pas sur d’autres arbres. Il effectue tout son cycle sur le sureau, hivernant sur les racines, sous forme d’œuf d’hiver. Au printemps, les adultes forment des manchons noirs sur les jeunes pousses. Ils sont souvent accompagnés de fourmis qui viennent profiter de leur miellat, leur assurant une protection en retour. Les adultes accumulent la sambunigrine contenue dans les stades jeunes des tiges, des feuilles et des fleurs, et qui les protègent naturellement de certains prédateurs comme la coccinelle à sept points – mais pas de tous : ainsi la coccinelle à deux points, Coccinella bipunctata, est indifférente à cette toxine.
Le bétail et les lapins délaissent l’arbre mais le blaireau européen semble l’apprécier. Le sureau noir est également un régal pour plus de 60 espèces d’oiseaux.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Un classique qui gagne à être redécouvert ( sureau noir bio antioxydant naturel puissant)

Cette plante autrefois si connue pour ses vertus protectrices, médicinales, tinctoriales, culinaires… fait toujours montre de fort précieuses qualités. Feuillages intenses, lumineux, panachés, laciniés ou plumeux, floraisons crémeuses ou rosées, fructifications automnales généreuses, le sureau bio est en outre très facile à vivre. Par-dessus tout, il joue à lui seul l’auberge de campagne, offrant gîte et couvert aux fauvettes, rouges-gorges, papillons et autres petits habitants. Le sureau bio revisité deviendra en quelques saisons le pôle d’attraction favori de toute la famille. Adoptez-le sans hésiter !

Beau feuillage et floraison généreuse

Son feuillage est certes caduc mais il se déploie tôt au printemps. De gros bourgeons gonflés de sève font place à des grandes feuilles composées de 5 à 7 folioles. Elles sont remarquables par la beauté de leurs coloris (vert foncé, doré, bronze, panaché ou pourpre tirant presque jusqu’au noir) ou la finesse de leur découpe digne des plus belles dentelles. Les feuillages aux tons pourpres permettent de donner du relief et de jouer les contrastes alors que les teintes dorées sont parfaites pour illuminer les coins un peu sombres.

Sa floraison généreuse et souvent parfumée (chez S.nigra) se déploie en juin en larges corymbes blanc pur, crème, abricot ou rosés selon les variétés. La fructification automnale presque noire ou rouge selon l’espèce prolonge l’intérêt du sureau bio. Attention seul S.nigra est comestible (baies à consommer cuites).

Sa silhouette arrondie, floutée constitue un fond de massif parfait, un élément incontournable des haies mélangées dans un jardin de campagne ou un jardinet citadin car il supporte bien la taille qui le ramène à des volumes modestes. Son écorce crevassée et liégeuse lui donne une patine, une maturité même dans son plus jeune âge. Son enracinement plutôt pivotant permet de planter sous sa couronne.

Sa croissance rapide offre au jardin un air mature en seulement deux ou trois ans. L’arbuste protège ainsi rapidement contre les courants d’air ou les rayons du soleil. Près de la maison, il permet de créer des espaces d’intimité.

Le sureau noir biologique

Le sureau noir biologique

Il plait à tous…

Au jardinier par sa facilité, sa rusticité et sa rapidité de culture.
A l’écolo qui s’en sert pour fabriquer un purin insecticide ou répulsif et activer le compost.
Au gourmand car le sureau noir bio produit des fleurs ou des baies permettant de confectionner des recettes surprenantes et savoureuses.
Au collectionneur avide de plantes peu courantes.
A l’enfant qui va s’en amuser.
Aux insectes butineurs, aux papillons, aux oiseaux…

… stimule les sens

La vue évidemment avec son feuillage, sa floraison et sa fructification remarquables.
Le toucher, comme il est agréable de caresser ses corymbes vaporeux ou ses feuilles évoquant dentelles légères ou plumes aériennes.
L’odorat avec son doux parfum de miel.
Le goût avec ses fleurs et ses baies cuisinées.
L’ouïe si on joue avec ses tiges creuses.

Achat : choisissez un jeune sujet

Inutile d’investir dans une plante de belle taille, le sureau bio pousse très vite et offre une meilleure reprise encore lorsqu’il est planté petit dans son nouvel habitat.

Deux espèces couramment cultivées
Les deux espèces de sureaux les plus couramment cultivées (sur les 25 qui existent à travers le monde) sont Sambucus nigra, le sureau noir et Sambucus racemosa, le sureau à grappes. Ces deux arbustes répandus en Europe jusqu’en Asie Mineure se distinguent surtout par une floraison estivale parfumée chez nigra et printanière et inodore chez racemosa ainsi qu’une fructification noire chez nigra et rouge écarlate chez racemosa.
Ces sureaux peuvent dépasser les 3 m de hauteur sur presque autant de large. S.nigra peut devenir un véritable petit arbre avec un tronc lorsqu’on supprime ses branches les plus basses.
Il est possible d’accueillir un sureau sauvage semé dans le jardin par les oiseaux mais il existe plusieurs obtentions horticoles remarquables par leur feuillage ou/et leur floraison.

Conseils de plantation

La meilleure période
Comme tous les caducs, le sureau apprécie une plantation en automne ou en hiver quand les conditions le permettent (hors gel, sol détrempé, neige).

Le bon endroit
Évitez de planter votre sureau près d’un dallage car ses baies tachent.

Peu d’exigences…
Même si l’arbuste apprécie un sol frais et fertile, il se plait tout de même dans n’importe quel type de sol même sec, pauvre et/ou calcaire. Même les sols très compactés et argileux près des nouvelles constructions ne l’effraient pas. Le sureau va au fil du temps améliorer la terre lui-même si on prend soin de laisser ses feuilles mortes se décomposer sous sa couronne.
Côté exposition, l’arbuste se plait au soleil, à mi-ombre et même à l’ombre quoique floraison et fructification y perdent en générosité.

Taille et entretien

Le premier été
Aidez la reprise en paillant le sol sous l’arbuste. Arrosez régulièrement si l’été est sec car l’enracinement de l’arbuste est superficiel. N’hésitez pas à planter sous sa couronne car beaucoup de couvre-sols se plaisent en sa compagnie.

Question taille ?
On peut aisément s’en passer. Mais une taille en début de printemps permet à l’arbuste de produire un feuillage vivement coloré ou finement divisé selon les variétés au détriment hélas de la floraison. Le mieux est de supprimer seulement un tiers du vieux bois et de raccourcir quelques branches pour profiter d’un feuillage somptueux sans nuire aux autres attraits de la plante.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Sureau noir bio antioxydant naturel puissant.

CAPRIFOLIACEAE

Le sureau noir est un arbuste très répandu en Europe ( il supporte le froid comme le chaud, l’humidité comme la sécheresse), il peut atteindre 4 à 5 mètres mais le plus souvent beaucoup moins car ses branches, à la moelle blanche abondante, sont cassantes.

Les feuilles opposées, assez grandes, sont formées de 5 à 7 folioles ovales, elles dégagent une odeur forte , désagréable pour certains, quand on les froisse.

Cet arbuste, de plein soleil, commun dans les haies des bords de route et près des cours d’eau fleurit au printemps ,entre mai et juillet selon la latitude, les inflorescences en ombelles , pouvant atteindre 25 cm de diamètre, sont constituées de petites fleurs blanc-jaunatre agréablement parfumées.

Les fleurs ( hermaphrodites à 5 parties) donnent plus tard des fruits en grappes pendantes; ce sont des baies d’un noir brillant à maturité, qui contiennent plusieurs graines aplaties dans une pulpe aqueuse très colorée, rouge-violacée. Les oiseaux frugivores assurent la dispersion du sureau.

Il existe de nombreuses autres espèces de Sambucus dans le monde, beaucoup sont très voisines du sureau noir et considérées par les botanistes comme des sous-espèces, presque des variétés. Ainsi Sambucus canadensis est répandu en Amérique du Nord du Canada au Mexique, Sambucus peruviana en Amérique du sud, Sambucus mexicana en Amérique centrale, toutes trois possèdent des fruits noirs à maturité.

Sambucus nigra a été introduit dans de nombreux pays (y compris tropicaux) où il cohabite avec les espèces indigènes.

D’autres espèces à fruits rouges ont des propriétés médicinales différentes des sureaux noirs et sont regroupées autour de l’espèce Sambucus racemosa (à fleurs en panicules pyramidaux et à fruits rouge foncé).

Enfin il est fréquent de rencontrer en Europe le petit sureau ou Hièble, Sambucus ebulus. C’est une plante annuelle vivace par sa racine, atteignant 1m à 1,5m, dégageant une odeur forte, à l’inflorescence voisine du sureau noir ( mais parfois un peu rose ou rougeâtre) et aux fruits également semblables à ceux du sureau noir mais en grappes-ombelles érigées, jamais pendantes.

COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES

Toutes les parties du sureau noir (mais dans une moindre mesure les fleurs) contiennent des hétérosides cyanogénétiques (cyanogène), qui peuvent après absorption libérer par un processus enzymatique de l’acide cyanhydrique toxique.
Ces composés sont instables et sont détruits par la chaleur.
Les intoxications humaines sont rares car les parties du sureau qui en contiennent sont amères (hormis les fruits) ce qui n’incite pas à les avaler, et l’organisme est capable de désintoxiquer assez rapidement de petites quantités de cyanures.
Les feuilles, les tiges, l’écorce, les racines et les graines sont les parties qui contiennent le plus de composés cyanogènes, elles sont émétiques et purgatives par effet toxique.

Les fleurs contiennent : des mucilages adoucissants, un peu de tanin, des flavonoïdes, des acides phénols (chlorogénique, caféique, férulique..) du nitrate de potassium et un peu d’huile essentielle solide à température ordinaire.
Les fruits : des sucres simples et des acides organiques (citrique, malique), des flavonoïdes dont des anthocyanosides (pigments à cyanidol et pélargonidol) et d’autres composants pharmacologiquement intéressants (catéchine, quercétine, kaempférol, apigénine, hespéritine, lutéoline), des acides triterpéniques , des vitamines (C, B2, A, acide folique).

Sureau noir bio antioxydant

Sureau noir bio antioxydant

Les fleurs sont traditionnellement utilisées comme sudorifique (augmente la sudation) et diurétique. Fleurentin et ses collègues ont montré que la fleur de sureau noir était même un des meilleurs diurétiques de la pharmacopée, supérieur au thé de java (Orthosiphon). L’infusion (extrait aqueux) est diurétique mais par contre l’extrait hydro-alcoolique (teinture à 15°) ne l’est pas. Un bon exemple de l’importance du solvant dans la préparation des extraits de plantes.
La décoction mucilagineuse des fleurs de sureau noir est adoucissante notamment en application sur une zone inflammée

L’écorce interne (verte) est également un diurétique classique, par son contenu en nitrate de potassium, mais nous lui préférons les fleurs (atoxiques à dose normale)

Les fruits frais sont comestibles, ils apportent un peu de vitamine C, mais ils sont laxatifs par effet toxique dès qu’on dépasse une certaine dose (variable avec les personnes et le sureau lui-même).
Une fois cuits et détoxifiés les fruits sont une source intéressants de polyphénols ( acides phénols, flavonols, anthocyanosides). Le contenu du jus de fruit de sureau en ces composants antioxydants est supérieur à celui des myrtilles, et analogue à celui du raisin coloré.
La biodisponibilité des pigments à anthocyanidol est bonne, ils sont absorbés au niveau intestinal en conservant leur capacité antioxydante. Les pigments anthocyanosides se retrouve dans le sang et sont excrétés dans les urines environ 4 à 6 heures après l’absorption.

Une des propriétés les plus intéressantes des fruits du sureau noir est son pouvoir antiviral.
Le sureau est une plante traditionnellement employée depuis le moyen-âge pour combattre les infections respiratoires des voies supérieures, les “refroidissements”.
Assez récemment des chercheurs israéliens ont clairement mis en évidence la capacité d’extraits de fruits et de fleurs de sureau noir à raccourcir de plusieurs jour l’infection grippale.
Les substances antivirales ne sont pas clairement définies mais on suppose que les extraits de sureau agissent sur l’hémaglutinine du virus influenza, empêchant ainsi son adhésion aux cellules de la muqueuse respiratoire. Cela ralentit l’infection virale et l’on peut supposer que cela permet peut-être aussi de prévenir la grippe.
Les chercheurs qui ont mis au point cet extrait de sureau (Sambucol) pense qu’il est actif sur tous les virus influenza de type A (les plus dangereux), y compris le AH5N1 et le AH1N1.

Des essais, in vitro, ont également été réalisés pour tester cet extrait (sambucol) sur les virus de l’herpès (avec succès) et sur le virus du SIDA (HIV).

UTILISATIONS

Les fleurs :
Infusion : (10 à 15 minutes), 3 à 4 g de fleurs séchées dans un bol d’eau très chaude, trois fois par jour ou une petite poignée de fleurs séchées dans un litre d’eau très chaude, à boire dans la journée.
Cette infusion provoque un accès de sudation mais elle est aussi diurétique

en cas d’infections respiratoires virales saisonnières (y compris grippale), de bronchites, de fièvres éruptives
en cas de rétention hydrique nécessitant une augmentation de la diurèse, d’infection urinaire bénigne ou en cas de calculs urinaires mais uniquement sur avis médical (à cause du risque de colique néphrétique)
Décoction : (10 minutes d’ébullition et 10 minutes en infusion) une grosse poignée de fleurs sèches dans un litre d’eau : en application une fois tiédie en compresses sur la peau inflammée ou irritée, sur la peau desséchée.

Les fruits : sirop de fruit (même poids de fruit mur et de sucre, ébullition 15 minutes et filtration pour éliminer les graines), rob de sureau (une partie de sucre et 4 parties de fruits, ébullition, filtration puis ébullition lente jusqu’à obtenir un liquide à consistance de miel). Le sirop ou le rob se consomment purs (une cuillerée à café 2 à 3 fois par jour) ou dilué dans un verre d’eau froide ou chaude.

en cas d’infection virale saisonnière ou grippale pour raccourcir leur évolution ou pour tenter de les prévenir en cas d’épidémie
ces extraits de fruit sont légèrement laxatifs voir purgatifs si on augmente la dose ou chez certaines personnes plus sensibles
On peut aussi réaliser une teinture alcoolique de fruits ,ou de fruits et de fleurs, concentrée au 1/5 : 30 à 50 gouttes 1 à 3 fois par jour

Il existe en pharmacie (mais pas dans tous les pays) des extraits de sureau (fleurs ou fruits) à des concentrations variées (comme le “Sambucol” par exemple) : se référer à la posologie du fabriquant.

Ces extraits et les préparations décrites ci-dessus sont intéressantes en dehors de la prévention des infections virales :

pour renforcer la défense immunitaire en association avec d’autres plantes aux propriétés voisines comme les echinacées en cas d’affections inflammatoires chroniques pour les pouvoir antioxydant – antiradicalaire